Bienvenue au Lac d'Alembert  

 

Informations

Voici quelques informations d'intérêt général susceptibles d'aider à la compréhension entourant la problématique du lac D'Alembert :

Les phosphates

Les principales sources de phosphore

Les engrais

Les cyanobactéries

Nos bouleaux sont malades!

Répertoires de végétaux pour la bande riveraine

 

Les phosphates (retour en haut >>)

Les phosphates sont des composés qui contiennent du phosphore, lequel joue un rôle prédominant dans l'eutrophisation des lacs et les risques d'éclosion des cyanobactéries.  Le phosphore est naturellement présent dans les lacs, tout comme les cyanobactéries.  Il est donc important de noter que les cyanobactéries ne sont pas le résultat d'une contamination par les bateaux.

Le phosphore joue un rôle important dans la santé d'un plan d'eau, car un apport trop important de phosphore peut notamment y créer des conditions propices au développement des fleurs d'eau de cyanobactéries.  Une trop grande quantité de phosphore dans l'eau, combinée à une température de l'eau relativement élevée et un manque d'oxygène dissout dans les couches d'eau profondes, peuvent permettre l'apparition de cyanobactéries à la surface.  Ce risque peut même augmenter d'une année à l'autre, car le phosphore favorise la croissance des algues et des plantes aquatiques.  Lorsqu'elles meurent, ces algues et ces plantes se décomposent dans le fond du lac.  Les microorganismes responsables de cette décomposition consomment de l'oxygène dissout dans l'eau.  Au cours de l'été, la concentration d'oxygène dissout dans les couches d'eau profondes diminue et peut même devenir nulle.  Ainsi, plus il y a de phosphore dans l'eau, plus il y a d'algues et de plantes et plus l'oxygène va tendre à diminuer dans le fond des lacs au cours de l'été.

Comme si cela n'était pas suffisant, la température de l'eau des plans d'eau est généralement en hausse à cause du réchauffement climatique.  Plus l'eau est chaude, plus les algues et les plantes aquatiques prolifèrent.  Cela est particulièrement problématique dans le cas des plantes aquatiques envahissantes, tel que le myriophylle à épi.  Le phénomène de l'eutrophisation va donc s'accélérer de façon générale.

À court terme, la meilleure façon de diminuer les risques de fleurs d'eau de cyanobactéries, ou d'en réduire la durée et l'étendue dans un plan d'eau où cela s'est déjà produit, est donc de réduire l'apport de phosphore dans les plans d'eau.

Les principales sources de phosphore (retour en haut >>)

Les engrais contiennent généralement beaucoup de phosphore.  Les golfs et l'agriculture peuvent donc fournir une grande quantité de phosphore dans les plans d'eau avoisinants et ceux en aval.

Le lessivage des sols lors de fortes pluies peut entraîner une grande quantité de phosphore dans les lacs, car la terre et les sols forestiers contiennent beaucoup de phosphore.  L'eau entraîne alors le phosphore et d'autres substances par ruissellement.  L'érosion des sols est même pire, puisque la terre des sols est alors déplacée vers les plans d'eau.   De façon générale, un lac bordé de hautes montagnes et de collines sera toujours plus à risque d'un apport trop grand en phosphore que les autres lacs.  Un déboisement des terrains dans les montagnes et les collines avoisinant un lac augmente les risques d'érosion et peut ainsi causer un apport encore plus grand de phosphore. De façon similaire, le rejet de terre directement dans un plan d'eau va faire y dissoudre tout le phosphore, l'azote et les autres éléments présents dans la terre qui sera lessivée par l'eau.  On obtient le même phénomène lorsqu'un amas de terre ou une étendue de terre nue se trouve tout près du plan d'eau lorsqu'il pleut.  Ce sont là des situations qui peuvent être évitées.

Viennent finalement les sources domestiques sur lesquelles nous avons aussi un certain contrôle.  Ces sources domestiques peuvent être divisées en deux grandes sous-catégories : les eaux usées et les engrais.

Puisque l'urine contient des phosphates, il est difficile d'éliminer entièrement les sources de phosphates provenant de la présence humaine autour d'un plan d'eau.  Les fosses septiques et les usines de traitement des eaux usées des petites municipalités n'éliminent pas les phosphates, car cela nécessite un équipement de déphosphoration.  Au mieux, une certaine quantité va s'accumuler au fond des bassins de décantation, mais une bonne partie va être rejetée dans le sol à la sortie des fosses septiques ou dans les plans d'eau à la sortie des usines de traitement.

Dans le cas des fosses septiques, les phosphates qui entrent dans le sol à leur sortie devront être absorbés par des plantes environnantes, car cela est la seule façon efficace de les éliminer du sol et éviter qu'ils se retrouvent un jour dans les plans d'eau.  Dans le cas des usines de traitement ou des fosses septiques défectueuses qui débordent, ces phosphates vont être soit absorbés par des algues ou des plantes (aquatiques ou riveraines), soit précipités dans le fond, soit emportés plus loin en aval vers un autre plan d'eau. 

Sans le savoir, beaucoup de personnes en ajoutent par les savons pour les lave-vaisselle automatiques. Il est important de noter que les phosphates sont encore utilisés dans certaines marques de savon pour lave-vaisselle.  Bien que les phosphates ne sont plus utilisés depuis très longtemps à plus de 0,5 % par poids dans les savons pour la lessive, les savons pour lave-vaisselle bénéficient encore d'une exception qui permet leur concentration jusqu'à 8,7 % par poids, principalement parce que les lave-vaisselles étaient relativement peu répandus dans les années soixante-dix, à l'époque où les normes ont été modifiées.  Or, depuis de nombreuses années, la plupart des habitations, y compris les chalets, sont pourvus d'un lave-vaisselle.  Comme ils ne sont pas entièrement éliminés dans les fosses septiques ou les usines d'épuration, ils se retrouvent éventuellement dans les eaux de ruissellement ou des eaux à la sortie des usines d'épuration.  Pire, certains anciens chalets n'ont pas de raccord entre le lave-vaisselle et la fosse septique, les eaux usées étant alors directement rejetées dans un plan d'eau.

À vous de faire le bon choix!  À l'échelle de toute une municipalité, cela fait une très grande différence.  De plus, sachez que la plupart des gens utilisent trop de savon dans leur lave-vaisselle.  Une toute petite quantité est suffisante, ce qui vous permet en plus de faire des économies.

Les engrais (retour en haut >>)

Certains engrais domestiques contiennent du phosphore pour favoriser l'enracinement et la résistance des plantes aux maladies.  La poudre d'os est un exemple d'engrais qui continent une très grande quantité de phosphore.

Les engrais possèdent une cote à trois valeurs, chaque valeur représentant le pourcentage du composé dans le poids total du produit.  Les trois valeurs représentent les composés suivants :

Azote - Phosphore - Potassium

Par exemple, un engrais pour la transplantation de plantes et qui indique une cote de 10-52-10 possède 10 % d'azote, 52 % de phosphore et 10 % de potassium.  Les engrais pour la croissance des fleurs (notamment des rosiers) ont également des valeurs en phosphore très élevées.

La valeur du milieu doit donc être la plus petite possible, quoique l'azote joue également un rôle important dans l'eutrophisation des lacs.  Mieux vaut éviter d'utiliser des engrais à grande échelle, surtout pour la pelouse.  Pensez-y, vous êtes à la campagne .  C'est normal de ne pas avoir une pelouse verte comme sur un terrain de golf.  Même si les services de fertilisation de terrains utilisent des produits moins chimiques qu'auparavant (et dits "biologiques"), une certaine quantité va toujours aboutir dans les plans d'eau.  Même les engrais sans phosphates sont dommageables, car ils sont généralement riches en azote, ce qui favorise la croissance des algues et des plantes aquatiques lorsqu'elles seront en présence de phosphore d'une autre source.  Un gazon de la ville à la campagne n'a rien de naturel.  Et tous ces engrais finiront par être emportés par les eaux de pluie ou la fonte des neiges vers les plans d'eau.  Bref, faire arroser son terrain avec des engrais est une très mauvaise idée et met en péril la santé des lacs. 

Les cyanobactéries (retour en haut >>)

Les cyanobactéries sont aussi appelées cyanophycées ou algues bleu-vert. Elles sont microscopiques et présentent à la fois certaines caractéristiques des bactéries (telle l'absence de membrane dans leur cellule) et des algues (telle la photosynthèse ).

Les fleurs d'eau (blooms) de cyanobactéries résultent de la prolifération excessive de leur communauté. En général, les fleurs d'eau sont visibles de la surface du milieu aquatique affecté. Leur apparence diffère selon les conditions environnementales et les espèces de cyanobactéries. Ces fleurs d'eau peuvent ressembler notamment à une soupe au brocoli, à une purée de pois ou à un déversement de peinture (écume). Ces fleurs d'eau sont rarement rougeâtres, mais souvent vertes ou turquoise.

 

Nos bouleaux sont malades (retour en haut >>)

Nous avons tous remarqué que certains de nos bouleaux autour du lac d’Alembert dépérissent et que ce dépérissement commence par le sommet. Mais qu'est-ce qui en est la cause et surtout, que pouvons-nous faire en tant que riverains pour aider nos bouleaux à résister?


Cause : Si les bouleaux meurent des branches les plus hautes vers les branches les plus basses c’est qu’il y a un insecte, l’agrile du bouleau (Agrilus anxius), qui s’y attaque, et ce surtout lors des étés chauds et sec. Les périodes de sécheresse rendent les bouleaux plus fragiles et c’est à ce moment que l’agrile réussit à les coloniser. Ce sont d'ailleurs les branches les plus hautes qui manquent d’eau en premier, c’est pourquoi elles sont les plus vulnérables. Les larves creusent des galeries qui empêchent la sève de bien circuler. Remarquez les trous en forme de demi-lune dans les branches et les troncs, ce sont de belles preuves de leur présence.


Prévention : Si vos bouleaux ne sont pas encore touchés :
1. Vous pouvez tenter de prévenir le problème en les arrosant lors des périodes de sécheresse.
2. Vous pouvez également installer du paillis sur le sol autour de l’arbre. Ceci diminuera les pertes d’eau.
Traitement : Comme des bouleaux sont déjà affectés sur plusieurs terrains, il faut aussi penser aux traitements possibles :
1. Août-septembre : Une des solutions est de couper les branches sèches ou infectées (environ 30 à 50 cm sous la région morte) et de les brûler immédiatement. L’insecte pond souvent ses œufs plus bas dans l’arbre, c’est pourquoi il est nécessaire de couper la branche plus basse que la partie infectée. Ne conservez pas ces parties comme bois de chauffage, cela permettra à l’insecte de se reproduire et d’aller infecter de nouveaux arbres.
2. En tout temps : Certains auteurs suggèrent d’utiliser un fil de fer et de l’insérer dans les trous où des écoulements de sève ou même des sciures de bois sont visibles. Ceci permettrait de tuer les larves.
Finalement, ces insectes ont un prédateur naturel : le pic-bois. Si vous voyez des pics dans votre cours, dites-vous qu’ils font une partie du travail pour vous!
Sur ce, passez un bel été!


Nous pouvons tous profiter de la nature et de ses bienfaits et en même temps léguer aux générations futures un environnement sain, sécuritaire et agréable. Travaillons ensemble à construire un tel environnement. Bienvenue au lac D'Alembert.
 
 
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