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Mardi, 12 novembre 2019

Espèces exotiques envahissantes 

Les espèces animales et végétales sont dites exotiques envahissantes lorsqu’elles s’établissent hors de leur aire de répartition ou de reproduction et qu’elles envahissent leur nouveau milieu. Ces espèces très compétitives nuisent alors à la biodiversité locale en remplaçant peu à peu les espèces indigènes.

L'établissement ou la propagation de ces espèces peuvent constituer une menace pour l'environnement, l'économique ou la société.

L’Abitibi-Témiscamingue est déjà aux prises avec certaines espèces exotiques envahissantes, notamment le myriophylle à épis, le roseau commun, la salicaire commune et l’alpiste roseau. Par contre, quelques espèces aquatiques envahissantes sont également aux portes de la région, telles que le cladocère épineux et la puce d’eau à hameçon, menaçant plusieurs lacs du Témiscamingue.

Myriophylle à épis Roseau commun
Salicaire commune Alpiste roseau

Myriophylle à épis

Le myriophylle à épis est une plante aquatique submergée, envahissant les lacs, les cours d’eau, les milieux humides et les fossés. En raison de sa facilité d’adaptation et de propagation, le myriophylle à épis déloge la flore indigène, modifie les habitats naturels et détériore la qualité de l’eau.

L’implantation du myriophylle à épis affecte considérablement la pêche, puisqu’il impacte directement la truite grise et le touladi, en plus de limiter l’utilisation des milieux aquatiques à des fins récréatives, notamment par l’emmêlement des plantes dans les moteurs des bateaux et autres équipements. Le myriophylle à épis se propage rapidement par fragmentation de la tige, les fragments étant transportés par le courant, les embarcations, les remorques, le matériel et les animaux.

Mention de myriophylle à épis dans les lacs de la région
Lacs Validation
Osisko Validé
Dufault Validé
Pelletier Validé
Opasatica Validé
Noranda Validé
Renaud Validé
Rouyn Validé
Beauchastel À confirmer
Labyrinthe À confirmer
Dasserat À confirmer
Dufresnoy À confirmer

Étant impossible à éradiquer, à toutes fins pratiques, le meilleur moyen de contrôle du myriophylle à épis est de limiter sa dispersion d’un lac à l’autre par l’inspection et le nettoyage des bateaux, des remorques et des équipements de pêches.

Pour des conseils concernant le nettoyage des embarcations, visionnez la vidéo ci-dessous

Berce du Caucase vs berce laineuse : Comment faire la distinction?

La région de l’Abitibi-Témiscamingue serait exempte de la berce du Caucase, une espèce exotique envahissante dont la sève cause des lésions corporelles sous forme de brûlures. Originaire de l’Europe de l’Est, puis vendue comme plante ornementale au Québec, la berce du Caucase est aujourd’hui proscrite pour la préservation de la santé et de l’environnement. Si vous croyez l’observer, il s’agit probablement de la berce laineuse, une espèce indigène inoffensive. Pour distinguer les deux spécimens, vous pouvez consulter le Guide d'identification de la berce du Caucase, du ministère du Développement durable, Environnement et Lutte contre les changements climatiques (MDDELCC) au bas de cette page. Vous pouvez également photographier le plant avant de confirmer votre observation auprès du MDDELCC, au 1-800-561-1616.

Principales différences à observer entre la berce du Caucase et la berce laineuse :

Berce du Caucase (Heracleum mantegazzianum) Berce laineuse (Heracleum lanatum)
Sa hauteur atteint de 2 à 5 mètres. Sa hauteur atteint de 1 à 3 mètres.
Feuilles profondément découpées et dentées. Feuilles moins découpées et moins dentées, sous lesquelles des poils blancs peuvent être observés.
Poils blancs rudes, surtout à la base des tiges foliaires. Poils sur la tige entière.
Tâches rouges sur la tige. Peu ou pas de tâches rouges sur la tige.

Documentation utile (PDF)

Liens utiles

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